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Education, droits de l'enfant, écologie, société...

L'arbre, l'avenir de l'humanité

L'arbre, l'avenir de l'humanité

Comme beaucoup, je pense que les arbres sont et seront protecteurs des effets du dérèglement climatique en ville, mais également dans les campagnes où actuellement s'étirent des kilomètres de champs sans aucun arbre à l'horizon...

Certaines villes l'ont compris et plantent des arbres pour anticiper les hausses de températures. Une rue très ombragée, c'est plusieurs degrés en moins sur le thermomètre ! Mais c'est aussi un moyen de lutter contre les particules fines, de retenir le CO2...  et ainsi de protéger les êtres humains dans un rayon d'une centaine de mètres.

Planter des arbres autour et dans des écoles, les  crèches, les hôpitaux.... le long des autoroutes, des périphériques, des voies de chemin de fer, des zones industrielles devrait être une priorité pour les villes, les territoires... partout !

Leur plantation, leur entretien... créeraient des milliers d'emplois.

Avec les arbres ce seraient également tout un retour de la diversité vivante qui se réaliserait végétale comme animale.

Et pourtant dans ma ville, on abat des dizaines d'arbres anciens pour élargir une avenue et construire des immeubles en place de pavillons en meulière...  laissant la rue entière démunie d'ombre et de verdure.

Et pourtant dans ma ville, on programme dans le Parc de la Mairie l'abattage d'arbres centenaires pour construire un tunnel qu'empruntera le tramway vers la gare.  Une replantation est prévue, mais combien de dizaines d'années pour retrouver l'ombrage actuel. Petit espoir, un autre tracé pourrait être étudié.

Parc de la Mairie - Juvisy sur Orge

Et au niveau national ?

La ministre de la transition écologique - faut dire qu'elle est également ministre de l'économie - préfère flatter les lobbys industriels, agricoles, touristiques... Et la déforestation ne la gène pas surtout celle hors de France. Tant pis pour les populations locales, les pertes de ressources en eau et bien sûr le réchauffement climatique à l'échelle de la planète. Les raisons de cette déforestation :  les mines d'or, le soja importé pour nourrir les animaux d'élevage, l'huile de palme utilisée dans les carburants et l'alimentation, le papier, le café, l'hévéa pour les pneus...

Emmanuel Macron qui se pose en défenseur de la biodiversité, méprise le service public de l'environnement en retirant des moyens humains et financiers aux Parc nationaux.

La jeunesse est consciente, mais ce n'est pas grâce à l’Éducation nationale, car au sein des programmes, il y a peu de choses pour l'écologie.  Pourtant, c'est un droit humain de vivre dans un environnement sain. Ces collégiens, lycéens tentent de nous réveiller, de nous impliquer toutes les semaines, mais le gouvernement français ne prend aucunes résolutions préférant laisser à l'individu la responsabilité d'agir ou pas.  Neuvième leçon des jeunes au gouvernement

L'année 2018/2019 a connu beaucoup de marches et de grèves scolaires pour le climat : 8 décembre, 15 mars, 16 mars, 24 mai...

La dernière grève mondiale des jeunes pour le climat a eu lieu le 20 septembre 2019.  Et le 21 septembre, c'était la grande mobilisation de toutes les générations à Paris.

Le 23 septembre 2019, âgés de 8 à 17 ans, 16 jeunes portent plainte contre 5 pays (la France, l'Allemagne, l'Argentine, le Brésil et la Turquie) pour dénoncer l'inaction des dirigeants qui ne respectent pas la Convention relative aux droits de l'enfant : Climat, la jeunesse s'organise !

Un nouveau mouvement Extinction Rebellion se développe dans plus de 60 pays.  Cette Rébellion Internationale démontre que les citoyens du monde sont prêts à s’organiser massivement pour lutter contre un système de domination économique et politique qui exploite le vivant et emporte dans sa chute notre avenir commun. Elle organise des blocages dans les grandes villes du monde entier dont Paris : « Nous ne sommes pas des hippies idéalistes qui militent parce que nous aimons les abeilles ou les ours polaires, raille Victoria, une ingénieure de 35 ans. Nous sommes là pour stopper une consommation à outrance qui provoque des extinctions de masse. »

 

Déclaration des droits de l'arbre

Le 5 avril 2019, une Déclaration des droits de l'arbre a été proclamée lors d'un colloque à l'Assemblée nationale : « Ce texte a pour vocation de changer le regard et le comportement des hommes, de leur faire prendre conscience du rôle déterminant des arbres au quotidien et pour le futur, en ouvrant la voie à une modification rapide de la législation au niveau national. »

 

Article 1

L'arbre est un être vivant fixe qui, dans des proportions comparables, occupe deux milieux distincts, l'atmosphère et le sol. Dans le sol se développent les racines, qui captent l'eau et les minéraux. Dans l'atmosphère croît le houppier, qui capte le dioxyde de carbone et l'énergie solaire. De par cette situation, l’arbre joue un rôle fondamental dans l’équilibre écologique de la planète.

Article 2

L'arbre, être vivant sensible aux modifications de son environnement, doit être respecté en tant que tel, ne pouvant être réduit à un simple objet. Il a droit à l'espace aérien et souterrain qui lui est nécessaire pour réaliser sa croissance complète et atteindre ses dimensions d'adulte. Dans ces conditions, l’arbre a droit au respect de son intégrité physique, aérienne (branches, tronc, feuillage) et souterraine (réseau racinaire). L’altération de ces organes l’affaiblit gravement, de même que l’utilisation de pesticides et autres substances toxiques.

Article 3

L'arbre est un organisme vivant dont la longévité moyenne dépasse de loin celle de l'être humain. Il doit être respecté tout au long de sa vie, avec le droit de se développer et se reproduire librement, de sa naissance à sa mort naturelle, qu’il soit arbre des villes ou des campagnes. L’arbre doit être considéré comme sujet de droit, y compris face aux règles qui régissent la propriété humaine.

Article 4

Certains arbres, jugés remarquables par les hommes, pour leur âge, leur aspect ou leur histoire, méritent une attention supplémentaire. En devenant patrimoine bio-culturel commun, ils accèdent à un statut supérieur engageant l’homme à les protéger comme «monuments naturels». Ils peuvent être inscrits dans une zone de préservation du patrimoine paysager, bénéficiant ainsi d’une protection renforcée et d’une mise en valeur pour des motifs d’ordre esthétique, historique ou culturel.

Article 5

Pour répondre aux besoins des hommes, certains arbres sont plantés puis exploités, échappant forcément aux critères précédemment cités. Les modalités d’exploitation des arbres forestiers ou ruraux doivent cependant tenir compte du cycle de vie des arbres, des capacités de renouvellement naturel, des équilibres écologiques et de la biodiversité..

 

 

 

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