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Education, droits de l'enfant, écologie, société...

Dictionnaire personnel (G à K)

Dictionnaire personnel (G à K)

Fichier PDF (A à L)

Pour consulter le dictionnaire de A à F

 

 

Gouverner

Du latin gubernare, diriger un navire, du grec kubernân)

Verbe transitif 1er groupe

Gouverner, c’est :

- diriger un État, l’administrer, avec un gouvernement

- diriger une embarcation, l’orienter avec un gouvernail

- diriger un peuple, le commander, l’influencer avec des gouvernants

- ou éduquer des enfants avec une gouvernante

Et en démocratie ?

La démocratie devrait être le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple. Il devrait représenter « tous et chacun », et prendre en considération non seulement la population dans son ensemble, mais aussi chacun de ses individus.

Mais aujourd’hui, le gouvernement décide seul pour le peuple et avec de moins en moins l’appui des parlementaires :

Il gouverne par ordonnances et ainsi évite les discussions et les amendements au Parlement pour l’adoption d’une loi ou d’une mesure (article 38 de la Constitution). Ainsi les Ordonnances Macron dès le 22 septembre 2017 ont réformé profondément le droit du travail avec notamment la négociation collective, la signature d’accords dans les plus petites entreprises, la fusion des institutions représentatives du personnel et la rupture du contrat de travail.

Et plus récemment, 62 ordonnances ont été prises depuis le 25 mars 2020  face à l’épidémie de COVID-19 : chômage partiel, aides exceptionnelles, temps de travail, élections, justice....

Il gouverne par le 49.3, utilisé discrètement le samedi 29 février 2020 pour faire passer sans vote la réforme des retraites à l’Assemblée nationale.

Il gouverne également par la peur (terrorisme, guerre, épidémie…)

Quelques synonymes de gouverner qui correspondent à cet état des lieux : administrer, commander, dominer, freiner, gérer, influencer, instruire, manier, maîtriser, manœuvrer, orienter, présider, régenter, régir, régner.

 

Hospitalité 

Du latin « hospitalitas»

Nom commun féminin 

Sous quelles conditions, la France fait-elle preuve d’hospitalité ?

Le 1er août 2018, l’Assemblée nationale française adopte définitivement le projet de loi « Asile et immigration »  par 100 voix pour, 25 contre et 11 abstentions, avec un nombre d’absents  remarquable. Elle est promulguée le 10 septembre 2018.

Les inquiétudes des associations d'aide aux migrants et du Défenseur des droits :

– pour faciliter les reconduites à la frontière, le texte permet un allongement de la durée maximale du séjour en centre de rétention jusqu’à 90 jours, y compris pour les familles et leurs enfants avant le renvoi des personnes vers leur pays d’origine ;

– la réduction du délai (120 à 90 jours) pour déposer une demande d’asile après l’entrée en France ;

– la réduction à six mois du délai (au lieu de 11)  de l’instruction de la demande, recours compris ;

– augmentation de la durée maximale de la rétention administrative, portée de 45 à 90 jours

– augmentation de 16 à 24 heures de la durée de la retenue administrative pour vérifier le droit au séjour, et renforcement des pouvoirs d’investigation.

– le durcissement de l’accès à la nationalité française pour les jeunes nés à Mayotte 

– la multiplication des mesures de surveillance à l’encontre des personnes étrangères ;

– le fichage des mineurs isolés

Des mesures législatives viennent compléter cette loi, entre autres :

Décret du 30 décembre 2019 :

 – si les demandeurs d’asile peuvent toujours prétendre à l’ouverture de droits à la Protection Universelle Maladie (PUMA), ils doivent néanmoins maintenant respecter un délai de carence de trois mois avant de pouvoir y prétendre.

–  un niveau de langue B1 oral et écrit est à justifier pour certaines demandes de nationalité française à compter du 1er avril 2020. Avant ce décret, il était uniquement demandé un niveau B1 oral, notamment pour les demandes de naturalisation.

 

Pour suivre les évolutions des droits des étrangers,  le site :

http://www.info-droits-etrangers.org/actualites/

 

Identité

Du bas latin identitas, -atis, du latin classique idem, le même)

Nom commun féminin

L'identité marque la différence autant que la ressemblance.

L’identité est aussi ce qui rassemble des personnes qui se ressemblent et forment alors un collectif, celui des Français, des parisiens, des enseignants, des scientifiques, des femmes…

Quant à l’identité culturelle, elle peut se définir comme un ensemble de représentations et de pratiques considérées comme caractéristiques d’un groupe particulier.

On peut être égal sans être identique, ainsi on n'a pas à justifier les inégalités sous prétexte de respect de la diversité ! Le droit à la différence permet le pluralisme, l’ouverture et évite l’uniformité, l’isolement

Et dans les actes ?

L’identité se contrôle, on demande à voir… surtout quand la nationalité française ne se voit pas, c’est alors le contrôle au faciès.

L’identité enferme dès le plus jeune âge dans des quartiers, cités, zones d’éducation prioritaire. Des « collectifs » imposés !

L’identité uniformise selon les religions, les cultures et encourage les préjugés

L’identité privilégie ceux qui ont les origines sociales les plus reconnues : emplois, filières éducatives, résidences… et discrimine les autres.

L’identité s'adjective : sociale, culturelle, religieuse, judiciaire, sexuelle, professionnelle, civile, nationale, régionale…

 

Journal

Du provençal jornal, jornau ; du catalan jornal ; de l’italien giornale ; du latin diurnalis, dérivé de diurnus, diurne.

Nom commun masculin

Le journal informe, exprime, relate, critique, distrait…

Quotidien, hebdomadaire, mensuel, d’opinion, satyrique, en ligne, électronique, gratuit, télévisé, le journal scolaire, personnel, de bord… la liberté d'expression y est essentielle.

Cette liberté est définie par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 qui dispose que « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. ».

En France, Le Conseil constitutionnel réaffirme en 1994 que la liberté d'expression est une «  liberté fondamentale d'autant plus précieuse que son existence est une des garanties essentielles du respect des autres droits et libertés. »

Et pourtant, cette liberté d’expression est visée le 7 janvier 2015, des extrémistes assassinent des hommes et des femmes dont leur métier est d’écrire, de dessiner, de critiquer, de caricaturer, d’informer… mais l’horreur et la douleur de cet attentat n’affaiblit pas cette liberté. La conscience de son importance s’est même élargie, développée chez tous les citoyens. Cependant, la vigilance est de mise, car la liberté d’expression gêne les défenseurs des dogmes, des doctrines, des préceptes religieux…  

Korczak Janusz

de son vrai nom Henryk Goldszmit, né à Varsovie  le 22 juillet 1878, mort le 6 août 1942 à Tréblinka

Médecin-pédiatre, éducateur, pédagogue et écrivain polonais.

Nom propre

Toute la vie et la pensée de Korczak ont été vouées à l’enfant, à sa protection, à sa dignité, à ses droits.

Dès 1914, il s’intéresse à l’enfance et demande la création d’une association internationale pour la protection de l’enfance.

En 1919, la Société des Nations (SDN) est créée. Elle met en place un Comité de protection de l’enfance, c’est le début de la reconnaissance des Droits de l’Enfant au niveau international. Korzack suit les travaux du Comité et publie Comment aimer un enfant.

En 1924, la SDN adopte la Déclaration de Genève. Le texte reconnaît l’existence de droits spécifiques aux enfants avec la responsabilité des adultes.

Déporté en 1942 dans le camp de Treblinka avec les enfants de son orphelinat dans le ghetto de Varsovie qu’il ne voulait pas abandonner, Janusz Korczak ne reviendra pas.

En 1979 la Pologne, en se référant à Korczak propose à l’ONU de rédiger une Convention relative aux droits de l’enfant. Contrairement à la Déclaration des droits de l’enfant de 1959, elle doit être contraignante pour les États. Mais cette Convention ne sera adoptée que 10 ans plus tard.

Afin de favoriser la prise de conscience des États et leur action la protection et la garantie des droits de l’enfant  l’ONU déclare 1979 : Année internationale des droits de l’enfant.

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale est adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations unies. Le 2 septembre 1990, la Convention entre en vigueur.

Le  26 janvier 1990, elle est signée par la France

Le 7 août 1990, elle est ratifiée.

En 2019, la Convention internationale des droits de l’enfant est ratifiée par 196 États sur 197, seuls les États-Unis ne l’ont pas ratifiée.

Li

 

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