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Education, droits de l'enfant, écologie, société...

La déforestation en marche !

En 2018, Barbara Pompili présente la déforestation comme un véritable enjeu, les forêts étant des réserves inestimables de biodiversité contribuant à lutter contre les effets du dérèglement climatique. Lutter contre la déforestation importée doit être une priorité. Le développement des cultures pour le soja (notamment pour l’alimentation des animaux) et l'huile de palme (pour les biocarburants de première génération ou l'agroalimentaire) sont les principales causes de cette déforestation importée. L’exploitation minière, l’agriculture vivrière, les infrastructures ou la spéculation foncière montent aussi en puissance.

Le 19 mai 2020, elle twitte : «75% des maladies infectieuses sont d'origine zoonotique. Les liens entre maladies et activités humaines ne sont plus à prouver Déforestation importée, attaques de l'Homme sur la biodiversité, importations non-nécessaires... Nous allons droit dans le mur. » 

Le 11 janvier 2021, Emmanuel Macron se pose en défenseur de la biodiversité,  il organise à Paris une troisième édition du One Planet Summit consacrée à la biodiversité. 

Mais malgré les bonnes résolutions  des précédents sommets, rien de concret ! En effet depuis le premier One Planet Summit,  la France a reculé sur le glyphosate, accrut la déforestation importée et réintroduit les néonicotinoïdes !

Greta thunberg exprime son mécontentement et dénonce une opération de greenwashing, et prédit si rien n'est fait, « des décennies de destructions supplémentaires » :

Sommet du Bla bla

Bla bla nature
Bla bla important
Bla bla ambitious
Bla bla green investments
Bla bla great opportunity
Bla bla green growth
Bla bla net zero
Bla bla step up our game
Bla bla hope Bla bla bla...*
 
*locking in decades of further destruction
 
Le 12 janvier Greta Thunberg reprend la parole sur Twitter : « En 2010, nos dirigeants ont signé un projet ambitieux afin de protéger la vie sauvage et les écosystèmes. En 2021, ils ont échoué sur tous les plans. Chaque jour, ils décident de ne pas agir. Au lieu de cela, ils signent des objectifs futurs non contraignants soi-disant plus "ambitieux", tout en adoptant une politique de destruction habituelle ».

Entre 2004 et 2017, les forêts ont perdu l'équivalent de 80% du territoire français, alerte le WWF dans un rapport publié le mercredi 13 janvier 2021. Dans ce rapport, Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France : « Nous devons nous attaquer rapidement à ce fléau qui repose sur notre modèle de consommation. L’émotion suscitée par les immenses feux de forêt et la crise de la Covid-19 ont rappelé l’importance de protéger la nature et en particulier de préserver nos forêts, notamment pour prévenir les prochaines pandémies. Il nous faut désormais passer à l’action pour sauver les écosystèmes naturels dont nous dépendons. Sans forêts vivantes, nous n’aurons pas de planète et d’humains en bonne santé ».

 

Et au niveau local ?

Comme beaucoup, je pense que les arbres* sont et seront protecteurs des effets du dérèglement climatique en ville, mais également dans les campagnes où actuellement s'étirent des kilomètres de champs sans aucun arbre à l'horizon...

Certaines villes l'ont compris et plantent des arbres pour anticiper les hausses de températures. Une rue très ombragée, c'est plusieurs degrés en moins sur le thermomètre ! Mais c'est aussi un moyen de lutter contre les particules fines, de retenir le CO2...  et ainsi de protéger les êtres humains dans un rayon d'une centaine de mètres.

Planter des arbres autour et dans des écoles, les  crèches, les hôpitaux.... le long des autoroutes, des périphériques, des voies de chemin de fer, des zones industrielles devrait être une priorité pour les villes, les territoires... partout !

Leur plantation, leur entretien... créeraient des milliers d'emplois.

Avec les arbres ce seraient également tout un retour de la diversité vivante qui se réaliserait végétale comme animale.

Et pourtant dans ma ville, on a abattu des dizaines d'arbres anciens pour élargir une avenue et construire des immeubles en place de pavillons en meulière...  laissant la rue entière démunie d'ombre et de verdure.

Et pourtant dans ma ville, on programme l'abattage d'arbres centenaires dans le Parc de la Mairie pour construire un tunnel qu'empruntera le tramway vers la gare.  Certes, une replantation est prévue, mais combien de décennies pour retrouver l'ombrage actuel. Petit espoir, un autre tracé pourrait être étudié.

 

*Déclaration des droits de l'arbre

Le 5 avril 2019, une Déclaration des droits de l'arbre a été proclamée lors d'un colloque à l'Assemblée nationale : « Ce texte a pour vocation de changer le regard et le comportement des hommes, de leur faire prendre conscience du rôle déterminant des arbres au quotidien et pour le futur, en ouvrant la voie à une modification rapide de la législation au niveau national. »

 

Article 1

L'arbre est un être vivant fixe qui, dans des proportions comparables, occupe deux milieux distincts, l'atmosphère et le sol. Dans le sol se développent les racines, qui captent l'eau et les minéraux. Dans l'atmosphère croît le houppier, qui capte le dioxyde de carbone et l'énergie solaire. De par cette situation, l’arbre joue un rôle fondamental dans l’équilibre écologique de la planète.

Article 2

L'arbre, être vivant sensible aux modifications de son environnement, doit être respecté en tant que tel, ne pouvant être réduit à un simple objet. Il a droit à l'espace aérien et souterrain qui lui est nécessaire pour réaliser sa croissance complète et atteindre ses dimensions d'adulte. Dans ces conditions, l’arbre a droit au respect de son intégrité physique, aérienne (branches, tronc, feuillage) et souterraine (réseau racinaire). L’altération de ces organes l’affaiblit gravement, de même que l’utilisation de pesticides et autres substances toxiques.

Article 3

L'arbre est un organisme vivant dont la longévité moyenne dépasse de loin celle de l'être humain. Il doit être respecté tout au long de sa vie, avec le droit de se développer et se reproduire librement, de sa naissance à sa mort naturelle, qu’il soit arbre des villes ou des campagnes. L’arbre doit être considéré comme sujet de droit, y compris face aux règles qui régissent la propriété humaine.

Article 4

Certains arbres, jugés remarquables par les hommes, pour leur âge, leur aspect ou leur histoire, méritent une attention supplémentaire. En devenant patrimoine bio-culturel commun, ils accèdent à un statut supérieur engageant l’homme à les protéger comme «monuments naturels». Ils peuvent être inscrits dans une zone de préservation du patrimoine paysager, bénéficiant ainsi d’une protection renforcée et d’une mise en valeur pour des motifs d’ordre esthétique, historique ou culturel.

Article 5

Pour répondre aux besoins des hommes, certains arbres sont plantés puis exploités, échappant forcément aux critères précédemment cités. Les modalités d’exploitation des arbres forestiers ou ruraux doivent cependant tenir compte du cycle de vie des arbres, des capacités de renouvellement naturel, des équilibres écologiques et de la biodiversité..

 

 

 

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