Education, droits de l'enfant, écologie, société...
13 Février 2026
Cette semaine, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray propose de raccourcir la durée des vacances d'été de « quatre à six semaines » pour que les élèves perdent moins de connaissances et aient des journées scolaires plus allégées.
Avec toujours la même rengaine : les vacances d’été seraient trop longues… au détriment des jours de classe.
Bien sûr, il existe des adultes qui pensent au bien être, aux vacances pour tous et aux temps de loisirs. Ils défendent des petites vacances régulières, couvrant toutes les saisons et répondant aux besoins réels des enfants. Ils réfléchissent aux différents moyens pour que tous les enfants puissent réellement en profiter.
Mais soyons réalistes, nombreux sont ceux qui pensent à l’économie du tourisme, aux grands départs au soleil, à la mer, à la neige, à la montagne… et oublient les enfants qui restent au bas de leur immeuble, dans leur quartier, dans leur village ou au mieux dans les centres de loisirs. Ce scénario se reproduit à chaque période de vacances, mais qui s’en soucie ?
Actuellement, les zones des petites vacances favorisent surtout l’économie du tourisme. En effet, trois d’entre elles se concentrent sur la saison des sports d’hiver – bien que ceux-ci ne concernent que très peu d’enfants. Qu’importe ! Pour rentabiliser les stations, on fatigue tous les écoliers et on ne propose rien un peu plus tard au printemps.
Ah si, j’oubliais : les ponts et petits ponts du mois de mai ! Mais ne visent-ils pas le tourisme des « weekends » ? Même s’ils ne concernent qu’une minorité de familles, une fois de plus on fatigue, on déstabilise les semaines de tous les écoliers pour des intérêts économiques.
Il suffirait que les vacances de printemps soient réellement au printemps - qui se termine le 20 juin - et incluent tous ces petits ponts. Mais, le tourisme blanc ne décolèrerait pas !
Je ne vois rien à l’horizon qui rende optimiste. Le temps de l’enfant sur une journée est ignoré, comment pourrait-il être pris en compte sur l’année ?
Temporalité, apprentissages et découverte du monde, un bel ensemble que les mouvements pédagogiques et d’éducation populaire prennent en compte.
Ces mouvements devraient avoir toute leur place dans tous les espaces de réflexion sur le calendrier scolaire.
