Education, droits de l'enfant, écologie, société...
18 Novembre 2025
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La Terre continue sa route dans l’univers, croisant les milliers d’étoiles, se réjouissant des explosions solaires… certes, elle s’effraie de temps en temps d’une comète qui l’approche de trop près, mais depuis quelques années, elle a peur pour son avenir.
Sur sa surface, tout se dérègle, elle ne se reconnaît plus.
Les océans qui faisaient sa fierté, se couvrent de déchets, se réchauffent, détruisent petit à petit le monde vivant qui y habite et ils ne peuvent plus assumer l’équilibre entre l’oxygène et l’oxyde de carbone.
L’atmosphère qui la protège est envahie de produits toxiques et se dérègle avec des températures inédites.
Impuissante, elle est malmenée par des tempêtes, des cyclones qui inondent et détruisent des terres pendant que d’autres connaissent la sècheresse et voient fuir leurs habitants.
Les immenses forêts qui apportent l’oxygène indispensable à la vie se réduisent partout.
Fière des milliers d’espèces vivantes qu’elle porte, elle assiste avec tristesse à leur disparition en chaîne.
Où qu’elle porte son regard, la Terre ne voit plus que des constructions humaines. Ce ne sont pas le village, le sentier, le potager, le petit champ de blé… qui la perturbent. Ce sont les villes gigantesques et ses artères routières qui empoisonnent et asphyxient, ce sont les zones industrielles et commerciales qui détruisent arbres et sols, ce sont les champs à perte de vue qui remplacent la végétation et exterminent son monde vivant, ce sont des zones touristiques qui piétinent le littoral, ce sont les milliers de navires et d’avions qui sillonnent les mers et le ciel…
Et quand la Terre pose son regard sur les humains, elle pleure quand elle voit des hommes, des femmes et des enfants mourir de faim, quand elle suit ceux et celles qui fuient dans le désert et sur les mers la monstruosité de leurs semblables. Elle souffre quand elle voit des armées détruire des villes entières pour enrichir davantage les dirigeants de leur pays, elle rage quand elle voit des êtres humains tuer pour une idéologie, une religion.
Devant toutes les inégalités économiques, politiques, géographiques, la Terre observe l’attitude des êtres humains qui vivent dans de bonnes conditions, elle ne comprend pas leur détachement, leur insensibilité, leur indifférence, voire leur mépris envers les pauvres, les SDF, les migrants… qu’ils soient adultes ou enfants. Elle est inquiète, car elle sait que plus elle se dérèglera, plus il y aura des humains en migration. Si l’individualisme et les peurs des nantis perdurent envers l’autre, l’étranger, elle redoute les massacres humains à venir, les guerres, les camps, les exterminations…
La Terre pense que les humains se détruiront avec leurs armes chimiques et nucléaires avant qu’elle ne soit totalement défigurée. Alors, elle se met à espérer des survivants humains, animaux et végétaux pour l’aider à reconstruire et à continuer d’être une petite planète bleue et ne pas devenir une planète rouge.
Ne laissons pas la Terre seule s’inquiéter !
Est-ce que les pays présents à la COP30 au Brésil s’inquièteront suffisamment pour travailler ensemble ? Ce sera difficile, car Il existe de grandes disparités entre les pays, les régions, les villes… : les émissions de GES (Gaz à effet de serre), sont proportionnelles au niveau de développement des pays et au niveau de richesse des habitants. Les 10% les plus riches sont responsables d’environ 40% de leurs émissions, soit 15 fois plus par personne que les 50% les plus pauvres. Les systèmes humains et naturels qui ont le moins contribué au changement climatique sont les plus affectés, ce qui entraîne des migrations contraintes d’Afrique, Asie et d’Amérique du Nord. Quant aux villes, l’intensification des évènements météorologiques cause des dégâts aux infrastructures (transport, hygiène, eau, énergie), ce qui va toucher encore plus fortement les habitants socialement et économiquement marginalisés. Les dossiers les plus délicats seront certainement la faiblesse des ambitions climatiques internationales, le manque de financement pour les pays pauvres, et la protection des forêts.
Il faudrait que cette COP30 ne soit pas une COP « de plus », elle devrait provoquer l’inquiétude ! Ainsi, les pays décideraient de ne plus obéir aux représentants d'intérêts économiques qui font passer leurs profits avant les vies humaines.
Et c’est urgent que tous les pays s’inquiètent, car en 2025, la situation s’aggrave :
L’augmentation des températures et le niveau des mers. D'ici à 2050, il devrait s'élever de 10 à 25 cm supplémentaires et d’ici 2100, il atteindrait 26 à 82 cm.
La fonte des masses de glace, son augmentation en 30 ans est de 65%
La modification du cycle de l'eau
Le dégel du permafrost
Le dérèglement des écosystèmes
Des vagues de chaleur inédites : l’année 2025 devrait être la 2e ou la 3e plus chaude jamais enregistrée, selon l’ONU.
Les concentrations en gaz carbonique dans l’atmosphère sont les plus élevées depuis au-moins 2 millions d’années, elles ont augmenté de 11,4 % en l’espace de 20 ans.
Pour que les adultes des pays développés s’inquiètent, il faut qu’ils soient conscients, vivent, produisent et consomment différemment. Il faut donc que les enfants qui entrent à l'école maternelle soient sensibilisés à leur environnement et formés pour penser et agir ensemble, la coopération doit faire oublier la compétition avec son enchaînement exponentiel de comportements dangereux pour l'humanité et la planète...
L’éducation devrait ainsi apporter à tous les enfants les moyens et les outils de lire et de comprendre le monde. Ainsi devenu adulte, chacun aura les capacités d’agir sur lui, en coopération avec les autres pour l’améliorer et le transformer. Il deviendra ainsi un citoyen conscient, acteur et auteur !
Pour que la Terre reste bleue, c’est dès aujourd’hui qu’il faut s’inquiéter et inquiéter, car il ne reste pas beaucoup d’années pour inverser la courbe et ne pas sombrer dans l’irréversible.